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DECLARATION DE NAIROBI SURLA SIXIEME CONFERENCE INTERNATIONALE DE TOKYO

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Dernière édition par kofijohn sur 2016-09-15 18:01


26Août 2016

DECLARATION DE NAIROBI SURLASIXIEME CONFERENCE INTERNATIONALE DE TOKYO SUR LE DEVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE (TICADVI)


Le26 Août 2016, l’Organisation de l’Unité Syndicale Africaine (OUSA) et laConfédération des Syndicats du Japon (JTUC-RENGO) ont tenu un atelier conjointsur la Sixième Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement del’Afrique (TICAD VI) à Nairobi (Kenya) duquel est ressortie la déclarationsuivante.
L’Organisationde l’Unité Syndicale Africaine (OUSA) et JTUC-RENGO se sont félicitéesdesinitiatives répétées du Japon pour promouvoir le développement africain depuis latenuede la première réunion TICAD en 1993. Elles ont aussi apprécié l’organisation dela sixième conférencequi a eu lieuen Afrique pour la première fois etl’accroissement de la fréquence des réunions qui est passée d’une réunion tousles cinq ans à une toutes les trois années.
OUSAet JTCU-RENGO admettent que l’avancement du travail décent pour tous lestravailleurs africains est indispensable pour la réalisation du développementdurable en Afrique. Nous demandons que le Gouvernement japonais, la Commissionde l’Union Africaine, les Nations Unies, le Programme des Nations Unies pour leDéveloppement (PNUD) et la Banque Mondiale s’inspirent des paragraphes suivantset mettent en œuvre les actions idoines :
I.L’Interrelation entre la TICAD et les Objectifs du développement durable (ODD)
1.      Lacoopération pour le développement fondée sur le programme de TICAD devrait êtrepleinement informée par la cohérence entre les Objectifs du DéveloppementDurable (ODD) contenus dans l’Agenda 2030 pour le développement durable etl’Agenda 2063 de l’Union Africaine ainsi que la déclaration de latreizièmeConférence Régionale Africaine d’Addis-Abeba sur le thème « Transformerl’Afrique grâce au travail décent pour un développement durable » etdevrait assurer la cohérence des politiques. Les efforts supplémentairesorientés vers la mise en œuvre des politiques devraient se baser sérieusementsur les aspects sociaux du développement tels que l’éradication de la pauvreté etla prise en considération de l’environnement, la paix, la sécurité, ainsi quela stabilité et non uniquement sur les aspects économiques.
Dupoint de vue de l’avancement vers la réalisation de l’ensemble des ODD, il estnécessaire de faire progresser l’objectif 8, à savoir : « Promouvoirune croissance économique soutenue, inclusive et durable, le plein emploiproductif et un travail décent pour tous » et l’Objectif 5 : « Réaliserl’égalité entre les sexes et renforcer les capacités des femmes et des filles ».L’industrialisation, la santé et la stabilité sociale sont les trois piliersdes principales préoccupations de la TICAD VI. Ces questions sont intimementliées aux Objectifs 1, 4, 6, 9, 16 et autres. La mise en œuvre des actions dela TICAD devrait tenir compte de la situation africaine concernant ces ODD enparticulier.
II.Pas de pauvreté (ODD 1)
2.      Selon« Poverty in aRisingAfrica » le rapport de la Banque Mondiale sur laPauvreté et les inégalités en Afrique publié en mars 2016, le monde a réaliséd’importants reculs dans le domaine de la pauvreté au cours de la décenniepassée mais ce progrès s’est fait de façon inégale. Les estimations montrentque le taux d’extrême pauvreté dans la région de l’Afrique a chuté de 56% en1990 à 43% en 2012. Cependant, la population du continent a rapidementprogressé de sorte qu’il y a aujourd’hui plus de gens -environ 63 millions enplus- vivant dans l’extrême pauvreté aujourd’hui en Afrique comparé à 1990, carle rythme de croissance de la population a été plus rapide que la hausseimpressive des forces économiques et sociales qui induisent un recul del’extrême pauvreté. Les personnes touchées par l’extrême pauvreté viventprincipalement dans les zones rurales (près de 65 à 70% de la population).
Lesprogrès vers la fin de la pauvreté sous toutes ses formes ont beaucoup varié entreles pays et les groupes de populations qui tendent vers la fin de cettepauvreté sont remarquablement faibles. En conséquence, le continent africaindevrait mobiliser tous les potentiels de la région pour mettre fin à la misère.L’éradication de l’extrême pauvreté est une composante essentielle de l’Agenda2030 pour le Développement Durable et de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.
LesEtats africains sont exhortés à réaliser collectivement unecible de réductionde la pauvreté extrême en deçà de 15% d’ici à 2030 et à réduire la pauvretéextrême en deçà de 4% à l’horizon 2045[ii]. Les décideurs politiquesdevraient élaborer des politiques susceptibles de réduire de façon significative le rythme d’accroissement de lapauvreté. Les détails de ces politiques doivent être spécifiques selon les pays(traduits en actions), mais orientés vers la réduction de la pauvreté dans unscénario intégré.
III.Education de qualité (ODD 4)
3.      Lacrise de l’éducation en Afrique requiert une attention urgente. Beaucoupd’enfants allant à l’école reçoivent une éducation d’une qualité si pauvre etapprennent très peu. L’Afrique est aussi confrontée à quelques unes desinégalités les plus visibles au monde en matière d’éducation. Assez souvent,les enfants qui naissent pauvres, handicapés, filles, dans les zones rurales oudans les régions affectées par des conflits sont fortement défavorisés enmatière d’éducation.
Lorsquetous les enfants ont des chances égales de recevoir une éducation de qualité,l’apprentissage impulse la croissance économique, stimule l’innovation et lacréation d’emplois. L’éducation équipe les pays et les peuples avec lesaptitudes nécessaires pour échapper à la pauvreté et construire une prospéritépartagée etinclusive. Elle rend les peuples capables de bâtir une vie plussûre, de protéger l’environnement, de jouir d’une meilleure santé et participeraux processus politiques qui affectent leur existence.
Uneéducation inclusive est la clé pour ouvrir la porte dorée de la liberté pourtous en Afrique. Une éducation inclusive est au cœur de l’Agenda 2030 pour leDéveloppement Durable et est essentiel pour le succès de tous les ODD.
Nousencourageons donc les gouvernements/Etats africainsà renouveler leur attentionsur le but et la pertinence de l’éducation pour le développement humain etéconomique, social et la durabilité de l’environnement tel que défini dans Education 2030 : Déclaration d'Incheon et Cadre d'action - Vers uneéducation inclusive et équitable de qualité et un apprentissage tout au long dela vie pour tous-2015. Tout gouvernement africain devrait redoubler d’effortsdans la provision et le renforcement d’une éducation inclusive, équitable, dequalité et d’un apprentissage tout au long de la vie pour tous en vued’atteindre un développement durable.
IV.Industrie, Innovation et Infrastructures (ODD 9)
4.      L’expérienceafricaine dans le domaine de l’industrialisation au cours des quarantedernières années a été décevante. En 2010, la part de la valeur ajoutéeindustrielle dans le PIB de l’Afrique subsaharienne était en moyenne de 10%,inchangée depuis les années 1970[iii].Une économie africainetypique demeure dépendante des fluctuations du marché extérieur pour ses exportationsde produits primaires. Ses secteurs clés restent dominés par les entreprisesétrangères et les services associés ainsi que les institutions financières.
Enl’absence d’industries fortes à même de créer des emplois décents et d’ajouterde la valeur aux matières premières, les pays africains risquent de demeurer déchantéspar le chômage et la pauvreté. En l’absence d’industries fortes en Afrique pourajouter de la valeur aux matières premières, les acheteurs étrangers peuventdicter et manipuler les prix au grand détriment des économies et des peuplesafricains. L’industrialisation ne peut plus être considérée comme un luxe, maiselle est une nécessité pour le développement du continent[iv].
Lesgouvernements africains, individuellement et collectivement, doivent élaborerdes politiques de soutien et des directives d’investissement. Le développementdes industries requière une fourniture viable d’électricité, un système detransport fiable, et d’autres infrastructures de base. L’accélération duprocessus industriel en Afrique nécessite la définition de stratégies robustesd’industrialisation, l’identification des secteurs prioritaires sur lesquels sefocaliser à court terme aussi bien que des stratégies pour le moyen et longtermes, ainsi que l’identification des principaux facteurs propices pour lanceret soutenir le développement industriel. L’industrialisation n’est pas le fruitdu hasard. Elle requiert des partenariats public-privé délibérés, persistantset consistants et un leadership visionnaire.
L’investissementdans les infrastructures, le transport, l’irrigation, l’énergie et dans lestechnologies de l’information et de la communication est crucial pour laréalisation du développement durable et le renforcement des communautés enAfrique. Les investissements dans les infrastructures sont essentiels pour lacroissance à long terme de la productivité et l’augmentation des revenus, l’accroissementdu développement social, économique et politique, l’amélioration de la santé etde l’éducation. Pour réaliser une transformation économique, politique etsociale, nous aurons besoin decompétencespertinentes et d’un changement dementalités ; aussi les gouvernements africains devraient-ils investirmassivement dans la recherche, la science et la technologie.
Lespays africains doivent être capables de développer, d’adapter et exploiter dessolutions scientifiques et technologiques appropriées à leurs besoinsspécifiques, sans quoi ils risquent de devenir plus que jamais dépendants desconseils et assistance des pays développés. En l’absence d’une prise en comptede la science, technologie et innovation dans les plans à court, moyen et longtermes des Gouvernements, les ambitions pour une industrialisation viable del’Afrique seront difficilement réalisables.
LesGouvernements africains doivent travailler ensemble avec les partenaires dedéveloppement, le secteur privé, les syndicats, les institutions d’enseignementet les médias pour soutenir le développement des capacités en vue d’unetransformation économique et sociale de l’Afrique grâce à l’industrialisation.
V.Viabilité de l’environnement et développement social (ODD 6, 7, 12, 13, 14, 15)
5.      LesObjectifs de Développement Durable rassemblent une série d’objectifs solides etexhaustives qui relie la viabilité de l’environnement au développement social dontl’Objectif6 sur l’eau, l’Objectif 7 sur l’énergie et l’Objectif 12 sur uneconsommation et production responsables, l’Objectif 13 sur le changement climatique,l’Objectif 14 sur la vie aquatique et l’Objectif 15 sur la vie terrestre.
Aucours de la décennie passée, l’Afrique a connu une croissance économiquesoutenue et de façon continue. Toutefois, plusieurs pays sur le continent sontconfrontés à de nombreux défis allant de l’insécurité alimentaire, un chômageélevé, la pauvreté et l’inégalité, la dépendance vis-à-vis des matièrespremières, l’absence d’une transformation économique, le manque d’accès à uneeau propre et saine, des crises énergétiques et la dégradation de l’environnement.Tous ces défis entravent le développement durable en Afrique.
6.      L’Afriqueest confrontée à d’importants défis et à une multitude de problèmes quiaffectent négativement la santé publique. Un défi majeur est la capacité desAfricains du monde rural aussi bien que des zones urbaines à accéder à unesource d’eau propre. Nonobstant les efforts et approches pour étendre etsoutenir les systèmes d’approvisionnement en eau et les services d’eau, d’assainissementet d’hygiène, l’Afrique dans son intégralité, en particulier l’Afriquesubsaharienne, connait diverses complications de santé entraînant la mort dansla région du fait de ces systèmes. Une eau malpropre et le manqued’assainissement de base affaiblissent les efforts pour mettre un terme àl’extrême pauvreté et à la maladie dans les pays les plus pauvres du monde.
L’eaua un impact sur la vie des travailleurs du fait de sa disponibilité, sa qualitéet sa quantité. Des investissements en eau et assainissement dans les paysafricains peuvent créer des emplois rémunérés et décents et par conséquent,contribuer au développement durable.
7.      Selonl’Agence Internationale de l’Energie Renouvelable (IRENA)[v], en 2010, près de 590millions d’africains (57% de la population) n’avaient pas d’accès àl’électricité et 700 millions (68% de la population) vivaient sans moyens decuisson propres. Si les tendances actuelles d’accès à l’énergie semaintiennent, en 2030, il y aura encore 655 millions de personnes en Afrique(42% de la population) sans accès à l’énergie et 866 millions (56% de lapopulation) sans moyens de cuisson propres, privant ainsi la majorité de lapopulation d’opportunités de jouir de la santé et d’une vie productive.
Dansle même temps, l’Afrique connaît une période de croissance économique et detransformationsoutenue. Sa population croît rapidement et ses économies sedéveloppent et se diversifient. Pour qu’elle soit soutenue, cette croissance abesoin d’être alimentée par des investissements massifs en énergie. L’Afrique ale potentiel et la capacité d’utiliser ses ressources renouvelables pourstimuler la majeure partie de sa croissance future au moyen de l’énergierenouvelable.
L’accèsfiable et soutenu à l’énergie permet aux populations de se frayer un chemin horsde la pauvreté et non pas seulement en fournissant de l’énergie aux services debase. L’accès à l’énergie est un pré-requis pour le développement économique etsocial parce que,par hypothèse, toute activité productive a besoin d’énergiecomme intrant.
8.      Uneconsommation et une production responsables (CPR) en Afrique devraient être aucœur du développement durable et la coopération internationale devrait aussi prendreune part active dans cet effort. Pour plusieurs populations pauvres en Afrique,la qualité de leur environnement et celle de la base des ressources naturellesest une question de survie. Le défi est de fournir à un nombre plus grand de personnesune vie de meilleure qualité sans réduire la base des ressources naturelles nidétruire les écosystèmes dont nous dépendons tous.
Enconséquence, une consommation et une production responsables (CPR) est un outilessentiel pour atteindre les ODD, en particulier l’Objectif 1 « Pas de Pauvreté »,l’Objectif 2 « Faim zéro », l’Objectif 6 « Eau propre etAssainissement », l’Objectif 7 « Energie propre et d’un coûtabordable », l’Objectif 12 « Consommation et Production Responsables »,l’Objectif 13 « Action sur le Climat », l’Objectif 14 « VieAquatique » et l’Objectif 15 « Vie Terrestre ».
Lesgouvernements et autres acteurs devraient gérer l’énergie, la nourriture etl’eau et bâtir une économie verte pour favoriser le développement durable. Celadevrait être lié au travail décent pour tous, en particulier les emplois « verts »contribueront à rendre le développement durable du point de vue del’environnement. C’est capital de réduire la pauvreté et de réaliser ledéveloppement durable.
9.      Ilest largement reconnu que l’Afrique est le continent le plus vulnérable en cequi concerne le changement climatique. Il y a des signes que les impacts duchangement climatique sont déjà visibles, non seulement avec l’élévation destempératures, mais aussi dans le domaine de l’agriculture (avec la faiblesse desrendements agricoles) et, entre autres, la disponibilité des ressources en eau.Les relations entre le changement climatique et l’incidence des maladies tellesque le paludisme, s’éclaircissent également. En Afrique comme ailleurs, lechangement climatique va nécessiter une implication active du monde du travailet bénéficiera largement de la mise en œuvre de l’Agenda sur le travail décent.
10.  Plusieurspays africains reposent de façon significative sur le commerce de poissons pourassurer la sécurité alimentaire et le développement économique. L’emploi dansle secteur primaire des pêches et de l’aquaculture continue de progresser enAfrique. La contribution des ressources halieutiques africaines au commerce estsignificative.
Cependant,à travers tout le continent il y a des préoccupations concernant trois typesfondamentaux de pêche illégale : bateaux industriels étrangers nontitulaires de licences ; pêche illégale dans les zones prohibées, enparticulier à proximité des côtes, et avec des filets illégaux ; pêcheillégale par des bateaux artisanaux. La pêche illégale met en péril la vie etl’alimentation de millions de populations. La surpêche et la pêche illégaleaffectent négativement la viabilité de l’industrie de la pêche en Afrique.
Trèssouvent, les nations africaines n’ont pas la capacité de suivre et d’appliquerles réglementations, d’où la nécessité d’établir une pêche effectivementréglementée et de veiller à la fin de la surpêche, de la pêche illégale, nondéclarée et non réglementée.
L’Afriquedoit également mettre ensemble son expertise et ses ressources afin derenforcer la gestion et la protection des écosystèmes terrestres pour undéveloppement durable.
VI.Promouvoir des sociétés justes, paisibles et inclusives (ODD 16)
11.  Lapaix et la sécurité sont essentielles pour l’éradication de la pauvreté et undéveloppement durable en Afrique. Depuis les processus d’indépendance sur lecontinent africain, les conflits armés, la paix et la sécurité ont suscité despréoccupations et l’attention aussi bien au plan intérieur qu’international. Lepassé récent de l’Afrique a été caractérisé par un déclin des conflitsinter-états. Simultanément, les conflits intérieurs tels que les guerresciviles ou les conflits ethniques connaissent une progression. Les conflitsravagent les économies locales, détruisent les industries et les lieux detravail et provoquent souvent des déplacements forcés, des populationsréfugiées, des maladies et un effondrement de la confiance sociale et de lasécurité.
Ily a certains problèmes transversaux qui relient ces situations diverses et quiont un impact réel sur la situation sécuritaire humaine dans la régionafricaine et, en mentionnant juste certains, à savoir la pauvreté extrême etl’exclusion sociale, les violations des droits humains, en particulier lesdroits des femmes et des enfants, la mauvaise gouvernance politique etéconomique, la corruption, la prolifération des armes légères, le trafic des drogues,l’insécurité alimentaire, la dégradation de l’environnement, l’analphabétismeet les maladies endémiques.
Nonobstantl’amélioration des performances dans les domaines de la paix et de la sécuritéau cours des années récentes, un des défis majeurs sera d’élargir davantage ledialogue sur la paix et la sécurité au-delà des dimensions étroites de lasécurité. Les gouvernements africains doivent renforcer le rôle des acteurs nonétatiques dont les syndicats dans la prévention des conflits, la gestion desconflits et la reconstruction post-conflit.
Lesgouvernements africains devraient embrasser les principes de gouvernancedémocratique afin de promouvoir des sociétés justes, paisibles et inclusives.Sans la bonne gouvernance, tous les autres efforts de promotion du bien-être encapsulésdans les seize autres objectifs de développement durable seront impossibles àréaliser. Il devrait y avoir des gouvernements inclusifs qui rendent compte,des systèmes judiciaireséquitables et prévisibles qui doivent tenir leurpromesse en matière de développement et de prospérité. Le seizième objectif estla clé pour veiller à ce que le progrès et la prospérité soient largementpartagés et que les plus nécessiteux puissent réclamer et exercer leurs droitsen tant que citoyens africains.
VII.Renforcer les moyens de mise en œuvre et revitaliser le partenariat mondialpour le
développement durable (ODD 17)
12.  Lefardeau de la dette continue de constituer un problème en Afrique. Les paysafricains continuent de consacrer une proportion significative de leursressources au service de la dette. Le paiement du service de la dette quel quesoit son niveau est incompatible avec l’atteinte des objectifs de développementdurable (ODD) contenus dans l’Agenda 2030 sur le Développement Durable pourplusieurs pays africains.
L’annulationde la dette devrait permettre aux gouvernements africains des pays les pluspauvres d’accroître leurs dépenses dans les secteurs clés tels que la santé,l’éducation, l’eau propre. En conséquence, le partenariat mondial et lesfournisseurs d’aide devraient explorer l’extension de la remise de dettes auxpays pauvres qui dépensent une portion importante des ressources intérieures aupaiement du service de leurs dettes. De la même manière, les gouvernementsafricains devraient assurer que les prêts et emprunts sont effectués de façonresponsable. Les gouvernements africains devraient améliorer la mobilisationdes ressources intérieures, y compris par le renforcement de l’administrationfiscale, la répression de la corruption, l’élimination des fluxfinanciersillicites, l’amélioration du renforcement des investissements dansles infrastructures et l’attraction des financements du secteur privé.
13.  Unagenda de développement durable réussi nécessite des partenariats entre lesgouvernements, les syndicats du secteur privé et la société civile. Cespartenariats inclusifs bâtis sur des principes et valeurs, une vision partagée ainsique des objectifs partagés qui placent l’homme et la planète au centre duprocessus sont nécessaires au plan mondial, régional, national et local.
14.  Unecoordination étroite entre les gouvernements des pays et les organisations concernéesest nécessaire pour renforcer la viabilité de la coopération pour ledéveloppement. Par ailleurs, le dialogue avec la société civile et le secteurprivé doit être accentué plus que par le passé à cet égard. Pour mettre enexergue l’importance d’une plateforme pour la participation multipartenaires, lerôle des syndicats en tant que membre du secteur privé doit être reconnu, et l’implicationainsi que le dialogue avec les syndicats doivent être promus.
15.  Dansl’élaboration et la mise en œuvre des politiques dans le cadre de lacoopération pour le développement au niveau de chaque pays africain, laparticipation des syndicats devrait être assurée afin de conduire à la garantied’une gouvernance démocratique et à des améliorations spécifiques sur les lieuxde travail. La promotion de la ratification et de la mise en œuvre des principalesnormes de travail de l’OIT, y compris la garantie de la liberté d’association,le droit à l’organisation et le droit au dialogue collectif devraient êtreparticulièrement mise en évidence. Le respect des principaux standards detravail devrait être intégralement appliqué dans les projets d’aide audéveloppement du Japon, y compris dans les chaînes d’approvisionnement.[vi]





[ii]Institute of Security Studies, 2015.

[iii] Brookings Institution, WorkingPaper Series: Learning to Compete: Industrialization in Africa and EmergingAsia, November 2014.

[iv] AU Commission Chairperson – Ms. NkosazanaDlamini-Zuma

[v] IRENA, 2012.






  
Signature  illisible
  
  
Signature  illisible
  
  
Arezki  Mezhoud
  Secrétaire Général
  
Organisation  de l’Unité Syndicale Africaine (OUSA)
  
  
NaotoOhmi
  Secrétaire Général
  Confédération des Syndicats du Japon (JTUC-RENGO)
  







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